L’Art au Camps Des Milles

Les détenues sont des étrangers que la France met dans des camps de déportation et d’internement ne sachant pas leur identité. Toutes personnes n’étant pas «Française»

était classée «étrangère», ils les internaient rarement pour leur religion. Ils étaient ensuite déportés à bord de train pour chevaux, ils étaient vus comme des animaux.

Leurs conditions de transport étaient ignobles, il n’y avait pas de pause pendant le trajet, les volets étaient fermés pour que les avions allemands ne puissent pas les voir et les bombarder, il n’y avait pas de toilettes, ils étaient tous entassés et certains mourraient même.

Rien ne s’arrangeait dans les chambres, il faisait très froid, il n’y avait pas de lit, les toilettes étaient publiques et il n’y en avait que cinq pour 2 500 personnes. Il faut aussi prendre en compte qu’ils étaient mal nourris, des bagarres éclataient pour du pain.

Les détenus étaient complètement soumis et n’avaient aucun moyen de fuir (certains se cachaient sous les camions), d’autres se suicidaient par les fenêtres (ceux qui n’arrivaient pas restaient tout de même, malgré leurs douleurs). Il y avait un moyen légal de sortir, le VISA mais il fallait une autorisation et cela demandait du temps.

Des photographes  professionnel  venaient prendre des photos qui donnaient une bonne image du camp.Il existe très peu de photo de cette période là par exemple une  mettait en scène des détenus dans leurs chambres, des étagères étaient présentes, un fauteuil, certains lisaient des journaux, la désinformation* était utilisée. Les détenus prenaient l’initiative de s’en aller dans les camps de concentration, à cause de l’ennui.

* La désinformation est un ensemble de techniques de communication visant à donner une fausse image de la réalité, dans le but de protéger des intérêts privés et/ou d’influencer l’opinion publique.

Le seul moyen d’expression était l’art et des peintures ont été demandés par les gardiens. Les détenus ont fait de l’art un moyen de résistance. Un trafic de peinture s’est mis en place, les murs se faisaient alors peindre par tout le monde, enfant, homme, femme, peintre… Parmi les détenus se trouvent des artistes, comme Max Ernst peintre allemand, arrêté étant reconnu comme étranger ennemi, il est l’un des créateurs du surréaliste. Ces œuvres rejoignent l’idée de résistance, comme en témoigne celle-ci.

Max Ernst essaye peut-être de représenter deux nationalités différentes à travers ces deux limes ironiquement figurées pourvues de regards et de grandes pattes d’oiseaux ; l’une est noire et droite, tandis que l’autre a deux  » jambes « et se confond avec la couleur du fond. C’est peut-être une façon de montrer que beaucoup de personnes de nationalités différentes ont été internées dans ce camp, et donc de montrer aussi la xénophobie de ceux qui les ont enfermés. Or mi les peintres,il y aussi des sculpteurs comme Peter Limpmann-Wulf,un sculpteur et graveur allemand, interné lui aussi pour son origine étrangère.

On retrouve aussi des peintures dans d’autres lieux,comme dans le réfectoire où les gardes mangeaient, ils ont demandé aux internés de décorer  la salle. Il y a des caricatures qui montrent comment les internés sont traités et comment ils ressentaient ce qu’ils vivaient.

Scènes agricoles et slogan illustrant le portrait officiel de Pétain au temps de l’internement.

Cette peinture cache un message, ils utilisent un moyen très malin pour le faire passer, ils reprennent le discours de Pétain mais en utilisant les deux sens du mot chaîne. Ils critiquent sa parole qui dit qu’il veut un monde unis, solidaire et la reprennent pour lui faire passer un message, « Et nous qui sommes en galère, tu pourrais nous aider ? ». Les détenus insistent sur le mot « chaîne » et veulent ainsi faire comprendre que si quelqu’un venait à la toucher, elle serait aussi ligoté. En regardant cette peinture on s’attend à ce que les personnes acclame Pétain, soit ébahi, or on remarque qu’ils sont tous triste et ont tous les yeux fermés, hormis l’enfant. Il représente le futur, il a l’air étonné, on a l’impression qu’il est perplexe, qu’il réfléchit à ce qui va lui arriver, c’est peut-être lui qui va changer le monde.

 A travers leurs messages il y a de la résistance, leurs messages sont subliminaux. Ils font attention à ce qu’ils dessinent car si jamais les gardiens comprennent, ils risquent la mort. Ils dénoncent leurs conditions de vie en utilisant l’ironie, ils se moquent d’eux même.

Ahmed Faissoil et Abdourraquib Karime

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