Pièce de théâtre à vif de Kery James

Nous sommes arrivés à 18h15 au théâtre du Merlan. Nous sommes entrés puis nous avons été accueillis par Amélie Huet la directrice Scolaire qui nous a accompagnés jusqu’aux coulisses où nous nous sommes préparés pour la rencontre avec Kery James et Imothep.

Le premier venu étant Imothep, nous l’avons d’abord interviewé. Puis Kery James est arrivé et nous avons fait une interview des deux en même temps, ce fut un moment très appréciable.

Nous sommes ensuite allés dans l’auditorium où nous nous sommes assis. La pièce parle d’un jeune issu d’un quartier défavorisé qui se lance dans une joute verbale avec une personne issue d’un milieu favorisé sur cette question « L’Etat est-il le seul responsable du comportement des jeunes dans les quartiers défavorisés ? ».   

Perreire Ilies

INTERVIEW IMHOTEP

Suite à la colonisation et à la décolonisation il y a des mouvements y compris  même au sein de l’Europe et je pense qu’en connaissant mieux son histoire on est plus prêt à découvrir l’histoire des autres et comprendre que l’on a beaucoup de points communs quelles que  soient nos origines, quelles que  soient la classe sociale.  Je pense que l’on a toujours intérêt à connaitre son histoire, à savoir d’où l’on vient et je pense que cela permet en luttant contre cette ignorance cela permet de faire tomber,  d’éliminer beaucoup de préjugés,  de les combattre notamment le racisme.

QUELS MESSAGES VOULEZ VOUS FAIRE PASSER AVEC VOS MUSIQUES ??

Alors…..les messages que je fais passer avec mes musiques. Etant donné que moi je fais que les musiques que je n’écris pas les paroles, je ne sais pas si je fais passer un message avec ma musique mais en tous les cas l’avantage de la musique c’est que c’est un langage que tout le monde comprends. On peut aimer une musique même si elle est d’un pays lointain dont on ne connait pas la langue, dont on ne comprend pas la langue, la musique parle à tout le monde, c’est un avantage.  Après je suis très content en terme de contenu de travailler avec le groupe IAM, parce que je suis d’accord avec eux, je suis en phase avec la plupart de leur texte.  Nous partageons de nombreuses convictions et un vrai point de vue sur la société donc je suis content que mes musiques accompagnent les paroles du groupe IAM que je partage à 100%.

AVEZ-VOUS ECRIT DES TEXTES SINON SERIEZ-VOUS TENTER DE LE FAIRE ?

J’ai essayé d’écrire des textes mais je n’ai pas assez travaillé, je n’ai pas eu le courage de, et puis j’avais d’autres choses à faire, j’étais pas mal occupé à faire des musiques aussi donc…..  Peut-être pour mes vieux jours je recommencerai à écrire des textes par forcément des textes de rap mais c’est vrai que j’aime beaucoup écrire mais cela prend du temps. Je suis assez long, je suis assez lent pour écrire des textes……peut être à la retraite.

POURQUOI CONTINUEZ-VOUS TOUJOURS LE RAP AUJOURD’HUI ??

Je continu le rap aujourd’hui parce que je pense que l’on a toujours quelque chose à découvrir et à apprendre quand on fait ce type de métiers. La création c’est un perpétuel recommencement, on a toujours envie de créer de nouvelles musiques, ou d’écrire de nouveaux textes. On a toujours  envie de se renouveler, de faire mieux, de se dépasser et je pense que lorsque l’on a la passion pour cette musique en l’occurrence celle-là,  le rap,  et,  tant que l’on a la chance d’en vivre, d’en faire un métier, on peut difficilement s’arrêter.

Voilà c’est vrai c’est la passion pour cette musique qui fait que l’on continu.    

QU’ONT RESSENTI VOS PROCHES QUAND VOUS AVEZ DECIDER DE FAIRE PARTI D’UN GROUPE DE RAP ?

Alors mes proches cela dépend. Par exemple.  Parce que moi au moment où l’on a commencé avec le groupe IAM, j’étais instituteur à la Solidarité donc en 1987, 1988, 1989. Donc j’étais instituteur le jour et dans la soirée en début de nuit on travaillait avec le groupe on commençait à préparer nos musiques et nos albums.  C’est vrai par exemple moi j’avais la chance d’avoir un métier. Mais quand j’ai commencé à dire à mon père je crois que vais arrêter instituteur et travailler avec un groupe de rap, il ne m’a pas pris au sérieux. Souvent les métiers artistiques ne sont pas considérés comme des vrais métiers alors que cela peut donner des perspectives personnelles, des perspectives professionnelles mais souvent ce n’est pas considéré comme des vrais métiers. Après j’ai eu la chance d’avoir été soutenu par mon épouse Fabienne qui malgré une écoute critique m’a toujours dit que ce que l’on faisait c’était bien, qu’elle reconnaissait le talent qu’il y avait dans le groupe donc elle m’a toujours soutenue, elle m’a toujours encouragée donc nous avons continué.

QUE RESSENTEZ VOUS QUAND VOUS CREEZ SEUL ??

Qu’est-ce que je ressens quand je crée seul ? C’est….. Comme une chasse au trésor. C’est-à-dire on cherche le meilleur son, on cherche le meilleur rythme.   On essaie de combiner différentes musiques, différents sons pour créer quelque chose de nouveau. Voilà c’est comme de chercher un trésor, d’être sur la piste à la recherche de…. C’est comme un puzzle aussi. On a différentes sonorités, différentes pièces musicales qu’il faut assembler. Donc c’est à la fois un jeu, une recherche et on ne s’en lasse pas.

AVEZ-VOUS TOUJOURS HABITE DANS LES QUARTIERS POPULAIRE DE MARSEILLE ??

Non pas toujours je suis arrivé à Marseille à la fin des années 1980, j’ai habité le centre-ville au départ vers le palais Longchamp et ensuite dans les années 1990 j’ai habité la Belle de Mai. Ce n’était pas les quartiers Nord, ce n’était pas des grands ensembles d’habitations comme ici mais c’était déjà un quartier populaire et en fait je suis à Malpassé depuis l’an 2000. Cela fait 18 ans que je vis dans ce quartier.

POUR VOUS LE RAP CELA A QUELLE SIGNIFICATION ??

Le rap a beaucoup de significations cela dépend quel rap ? je pense qu’aujourd’hui on peut dire que vers fin des années 1980 et les années 1990, il y avait moins de style de rap et aujourd’hui il y a énormément de styles de rap différents : il y a du rap plus accessible qui touche le grand public, il y a du rap plus spécialisé qui va toucher un public plus averti, plus initié et dans toute cette diversité il y a tous les messages, il y a un peu toutes les convictions, il y a du rap un peu joyeux un peu festif que les gens vont écouter pour s’amuser sans se prendre la tête, il y a du rap avec des textes un peu plus recherché un peu plus compliqué à comprendre, il faut faire un effort pour écouter, pour comprendre les mots, pour capter les messages donc voilà il y a différents styles de rap avec différents contenus

QUEL ETAIT VOTRE CHANTEUR PREFERE QUAND VOUS ETIEZ ADOLESCENTS ?

Quand j’étais adolescent c’était James Brown  c’était un musicien afro américain. C’est un peu l’inventeur du funk ce que l’on appelle le funk. En fait il est passé par le rythme and blues et la soul music et on le considère comme l’inventeur du funk de la musique de danse qui perdure jusqu’à aujourd’hui.

ILLIES AVEZ-VOUS DEJA ETEZ VICTIME DE PLAGIAT

Oui.. oui nous avons été victime une fois c’était il y a très très longtemps on avait sorti une cassette en 1989 une cassette qui s’appelle concert et sur cette cassette il y a un morceau qui s’appelle la face B qui a été plagié par un autre groupe de rap.

QUI ??

Ah ! ah ! ben…..je ne vais pas vous le dire !!! Mais vous pouvez trouver sur Wikipédia.

ILLIES EST-CE QUE VOUS AVEZ VECU UN MOMENT DIFFICILE ??

Oui on a vécu un moment une fois on jouait je crois en Seine Saint Denis au nord de Paris dans un festival qui s’appelle Banlieue Bleue et il y a eu un problème de sécurité qui fait qu’il y a un groupe de jeunes d’un quartier voisin qui ont réussi à rentrer dans la salle avec des armes et des bombes lacrymogènes et ils ont un peu gâchés la fête. C’est-à-dire au moment où nous sommes montés sur scène nous n’avons pu jouer que deux morceaux. Au deuxième morceau c’est parti en bagarre. Nous avons arrêté le concert. C’est dommage parce que Banlieue Bleue c’est un festival de jazz et c’était la première fois qu’ils invitaient des groupes de rap et c’est dommage que pour cette première fois cela parte en bagarre et en émeute.

COMMENT AVEZ-VOUS ECRIT LA CHANSON REVOIR UN PRINTEMPS ??

Cette chanson a été écrite par Akhénaton et Shurik’N un peu après la naissance de leurs enfants. C’est-à-dire pour eux Revoir un Printemps c’est voir la vie avec des yeux neufs comme à travers le regard de leurs enfants. Pour eux c’est un texte sur le fait de devenir père et de redécouvrir la vie à travers le regard de leurs enfants.


Interview Kery James

ILIES : POURQUOI ECRIVEZ VOUS DES CHANSON ENGAGEES ??

Quand j’ai commencé le rap ce que j’ai aimé dans le rap c’est que  c’était une musique engagée, c’est-à-dire que c’était une musique qui disait des choses, qui nous apprenait des choses. Je le dis dans les interviews et ce n’est pas parce que  Pascal (Imotep groupe IAM) est là moi quand j’ai commencé à écouter du rap j’écoutais des album d’IAM , des albums de NTM j’apprenais des choses que je ne connaissais pas des choses dont on ne parlait pas à l’école et eux les évoquaient dans leur musique et cela me rendait plus cultivé et plus curieux alors qu’aujourd’hui le rap est devenu une musique qui à mon sens qui abrutie la jeunesse plutôt qu’autre chose.

SYRINE : VOUS CONSIDEREZ VOUS COMME UN CITOYEN ENGAGE ?

Oui je me considère comme un citoyen engagé, j’essaie de …je ne fais pas de politique mais en tout cas dans le sens politicien du terme, mais j’essaie de faire bouger la vie, de faire bouger la France, les mentalités.

KARIME : QUEL MESSAGES VOULEZ VOUS TRANSMETTRE DANS VOTRE PIECE DE THEATRE ??

Dans cette pièce de théâtre en fait alors ces deux élèves avocats qui se confrontent sur la question de la responsabilité de l’état dans la situation des banlieues. Alors la question qui est posée est : l’Etat est-il seul responsable de la situation actuelle des banlieues ?  Moi je réponds non et je défends cette position et l’acteur qui est en face de moi qui me donne la réplique me répond oui et il défend cette position et donc c’est une joute verbale entre nous deux. Mais le but réel de cette pièce c’est de faire réfléchir les gens et de leur montrer que les choses sont plus nuancées que ce que l’on peut croire à première vue. Les gens ne repartent pas avec une réponse on ne dit pas à la fin c’est lui qui a gagné ou c’est l’autre qui a gagné.  On dit simplement que cette question soulève d’autres questions.

POURQUOI UN CHANTEUR DE RAP SE LANCE DANS LE THEATRE ??

Parce que je voulais toucher un autre public, parce que j’avais envie d’aller au théâtre quand j’étais au lycée j’ai fait un peu de théâtre, j’avais envie de toucher un autre public des gens qui ne connaissent pas ma musique. J’avais envie aussi que l’on voit dans les  théâtres des gens qui ne vont pas habituellement au théâtre. C’était cela mes objectifs.

KARIME PENSEZ VOUS QUE TOUS LES ARTS ONT LE MEME IMPACT ET LA MEME INFLUENCE ?

Euh…….tous………. je pense que l’art a une influence sur les gens. Nelson Mandela disait « l’art a une puissance qui défit la politique » donc vu tout ce que cet homme a vécu dans sa vie je pense que si il dit cela il s’est de quoi il parle et donc je pense que l’art influence réellement  le quotidien des personnes.

SELON VOUS COMMENT REAGIR AUX PREJUGES ET  DISCRIMINATIONS QU’ON DONNE  SUR LES QUARTIERS DEFAVORISES ?

Comment réagir ? Alors…… premièrement il ne faut pas devenir le cliché que l’autre projette. C’est-à-dire que ce n’est pas parce que les gens pensent qu’on serait tous  des potentiels délinquants,  des potentiels terroristes qu’alors il faut devenir des potentiels délinquants,  des potentiels terroristes. Il faut réussir à faire mentir les préjugés que les autres ont sur nous sans jamais non plus renier qui ont est en  gardant la tête haute.

SYRINE QUELLE EST L’HISTOIRE DE VOTRE LOGO ?

J’ai  un logo qui n’exprime pas quelque chose de particulier. Moi mon nom d’artiste c’est Kery James cela n’a aucune signification quand j’étais jeunes j’avais un pote qui taguait Jery. Donc je lui ai dit toi c’est Jery moi ce sera Kery donc c’est une paresse artistique à l’origine c’est tout. Après cela n’a pas de signification particulière.

SYRINE LA C’EST UNE QUESTION POUR VOUS DEUX IMOTEP ET KERY VOUS N’ETES PAS DE LA MEME GENERATION QU’EST-CE QUI VOUS REUNIT ??

KERY JAMES :

Moi ce qui me rapproche de Pascal c’est que j’ai grandi avec les albums d’IAM que je connaissais par cœur mais quand je dis par cœur c’est  vraiment par cœur comme vous vous pouvez connaitre je ne sais pas…les gens de votre génération ce que vous écoutez.  Mais moi je connaissais par cœur leur albums.

 Pour moi mon rapport c’est un  rapport artistique. C’est cela mon rapport pour moi c’est un rapport artistique

IMHOTEP (PASCAL) :

 Pour nous, la première fois que l’on a vu Kery avec un micro il s’appelait Idéal J . Je ne sais pas quel âge tu avais, tu devais avoir l’âge que vous avez-vous, même un petit peu plus jeune et du coup nous cela nous a rassuré, cela nous a fait chaud au cœur de voir qu’il il y avait déjà des gens  de générations de nos petits frères qui pas qui prenaient la relève parce que nous on n’a jamais arrêter, mais qui étaient déjà là pour reprendre le flambeau, pour faire vivre cet art et  au-delà des générations et c’est ce qui nous fait le plus plaisir notamment en live en concert c’est quand on voit plusieurs générations réunit dans notre public, des parents des grands parents parce je suis en âge d’être grand père qui viennent avec leurs enfants ou petits-enfants qui viennent c’est la plus belle récompense. Cela veut dire que notre musique a réussi à traverser deux trois générations. Et ce n’est pas fini.

ILIES M. KERY JAMES COMMENT REPONDEZ VOUS AUX CRITIQUES ?

Comment je réponds aux critiques d’abord je les écoute déjà première chose parce que je crois que vraiment la vérité est toujours bonne à prendre même si c’est ton pire ennemi qui la prononce. J’écoute d’abord les critiques après j’essaie si elles sont fondées de m’améliorer.  Si ce n’est pas le cas je continue d’avancer parce que les gens ont toujours quelque chose à dire.

 Je vais vous raconter une petite histoire d’ailleurs que j’aime bien raconter :

Il y a un personnage dans la tradition arabe qui s’appelle « Djouha » un peu l’équivalent de Toto chez les français.

 Un jour le père de Djouha veut lui apprendre que les gens auront toujours quelque chose à dire pour critiquer. Alors il lui dit : «  Aujourd’hui je vais t’apprendre ça. »

Alors ils traversent une première ville avec une monture,  un chameau. Le père de Djouha marche à pied et Djouha il monte sur le chameau. Alors les gens de cette ville qu’est- ce qu’ils disent ?? Ils disent : « qu’est-ce que c’est que  cet enfant il n’a aucune compassion pour son père. Son père il marche et lui il est assis tranquillement sur la monture !!! ».

Alors ils passent une deuxième ville et le père lui dit : « moi maintenant je vais monter sur le chameau et toi tu vas marcher. »

Quand ils passent la deuxième ville les gens qu’est- ce qu’ils disent : « qu’est-ce que c’est que ce père qui n’a aucune compassion pour son enfant !? Lui est assis sur la monture et son enfant est en train de marcher !! De se fatiguer !! ».

Alors ils passent une troisième ville qu’est- ce qu’ils font ?? ils montent tous les deux sur la monture !.

Alors les gens de la ville qu’est- ce qu’ils disent : « qu’est- ce que ces gens qui n’ont aucune compassion pour cette monture ?! Ils montent à deux sur cette monture !! »

Alors ils passent une quatrième ville ils ne montent aucun des deux. Les gens qu’est- ce qu’ils disent : « qu’est- ce que c’est que ces idiots qui ne montent pas sur leur chameau ?! »

Voilà.

KARIME POUR VOUS POURQUOI LE RAP EST IL LE MODE D’EXPRESSION LE PLUS REPANDU DANS LES QUARTIER POPULAIRE ET AUTRE  DE LA JEUNESSE ??

KERY JAMES :

C’est un fait c’est une musique aujourd’hui qui est la plus écoutée dans les quartiers et même par toute  la jeunesse. On le voit dans les chiffres de vente. Après ce n’est pas forcément une bonne chose parce que si aujourd’hui elle est écoutée par tant de gens c’est que quelque part elle a été vidée un peu de toute, toute…. A l’origine quand on écoutait le rap c’était une musique un peu contestataire, tout le monde ne pouvait pas écouter du rap quoi !! Aujourd’hui le message du rap c’est tellement aseptisé, c’est tellement vidé de son sens que tout le monde peut écouter du rap.

IMHOTEP (PASCAL) :

 Moi je mets juste un petit bémol à cette réponse. Je pense que le rap conscient le rap engagé existe toujours mais il n’est plus reconnu commercialement par des ventes,  par de la diffusion  sur des médias que moi j’appelle dominants.  C’est-à-dire si on veut écouter du rap engagé, du rap à texte aujourd’hui il faut aller les chercher sur internet. Alors qu’à notre époque effectivement  il suffisait d’allumer sa radio. Cela demande un engagement, cela demande que chaque auditeur aille lui-même retrouvé sur Internet des artistes qui ont quelque chose à dire. Et ce que l’on appelle aujourd’hui le rap commercial sur les médias dominants, il a un peu pris la place de ce que l’on appelait avant la variété. C’est-à-dire qu’on peut appeler cela du rap ou pas, même si cela emprunte certaines formes stylistiques au rap, en termes d’écritures, de flots,  de production musicale.

 Je pense qu’il est perçu par le public comme pouvait être perçu la variété française dans les années 1970, 1980, 1990. C’est devenu un courant, une influence musicale majeure dans  toutes les musiques aujourd’hui.  Il y a même des groupes de rock qui vont échantillonner, faire du sampling, etc. donc cela a influencé la danse, la mode. Plus globalement  au cas du rap, le hip hop est une culture qui est vivante et qui a influencé toutes les autres cultures vivantes aujourd’hui dans le monde entier.

 Et je pense qui ne faut pas focaliser sur même si c’est pénible. Moi le premier quand je suis dans ma voiture, j’ouvre ma radio je tourne sur la bande FM, le rap que j’ai envie d’écouté, la musique que j’ai envie d’entendre  ne passent pas à la radio donc je branche mon téléphone. C’est vrai que c’est un peu frustrant parce que l’on se dit : que qu’est-ce qui est  proposé aux jeunes aujourd’hui aux jeunes aujourd’hui sur les médias dominants ? Ce n’est  pas forcément ce qu’ils auraient plus intérêt à  écouter en termes d’apprentissage, de lutte contre l’ignorance, de lutte contre les clichés, les préjugés. Et cela est dommage.

Donc on n’a pas honte d’avoir assez d’argent pour m’acheter une télévision, une radio. Je me balade avec mon téléphone et j’écoute de la musique avec.

ILIES :DANS VOTRE CHANSON RACAILLE VOUS REPRENEZ LA PHRASE DE NICOLAS SARKOZY AU DEBUT POURQUOI ??

KERY JAMES

 Parce qu’il nous avait insulté de racaille et aujourd’hui avec ce qui vient de se passer vous savez qu’il a été placé en garde à vue. Les racailles ne sont pas forcément ce que l’on croit. C’est ce qu’il faut retenir.

KARIME SUR VOTRE CHANSON MUSIQUE NEGRE LES ARTISTES QUI Y SONT VOUS LES AVEZ CHOISIT ? VOUS LES SOUTENEZ ?

KERY JAMES

C’est moi qui les ai invité après je peux être en désaccord avec ce qu’ils proposent dans leur musique en terme de fond, cela reste des êtres humains et des personnes que je connais et que j’apprécie.

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